Les compositions
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Anche-moi
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Une pièce mis en scène par Camilla Saraceni
Composition de Gerardo Jerez Le Cam pour deux musiciens
Juanjo Mosalini (bandonéon)
Paul Lazar (violon)
Et deux comédiens/danseurs
Sylvie cavé et Gilles Nicolas
Sensations musicales
Ici la musique fonctionne comme un miroir brisé de la danse. A partir des « cortes y quebradas » (coupures et cassures chères au Tangos, Milongas et Candombes), je construis un univers musical proche des lieux glauques, des lupanars ou des ruelles obscures de Paris et Buenos Aires.
L’éclatement du couple est constamment suggéré par des troubles harmoniques, mélodiques et rythmiques à la recherche d’un terrain vierge d’une densité imprévisible.
La lourdeur du bandonéon porte le poids des flux d’immigrants portuaires dans le « Rio de la plata » et la légèreté du violon, le parfum klezmer et rockeur. Contraste du risque et du voyage, de la fiesta et de la mélancolie...
En fond d’écran sonore des bruits, des rumeurs venus d’ailleurs. Des radios, des matchs de foot, des cuisines, des vieilles machines, des rues.. Un fond d’inconscient déstabilise les rationalités qui s’installent dans la musique pour insuffler des couleurs mystérieuses et amoureuses...
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Création pour bandonéon et ensemble baroque à cordes de sympathie
Musique : Gerardo Jerez Le Cam
Phillipe Le Corf, au violone d’amour Juanjo Mosalini au bandonéon Gerardo Jerez Le Cam, clavecin Jacob Maciuca au violon d’amour Philippe foulon au violoncelle d’amour Silvio Failla au violon d’amour
L’idée est née de l’amalgame de deux univers assez originaux.
D’un côté, la recherche de Phillipe Le Corf autour d’instruments anciens disparus dans l’histoire de la musique, la fabrication selon des textes anciens et l’interprétation par des musiciens amoureux et connaisseurs du style et de la forme.
D’un autre côté, la recherche de Gerardo Jerez Le Cam autour du tango et ses perspectives à travers les divers langages musicaux et les différents mariages sonores des musiques populaires.
La popularité du bandonéon dans le tango le positionne comme un instrument soliste. La particularité de ses sonorités sombres et puissantes donne de la profondeur à son jeu.
Il représente, à lui tout seul, une couleur importante de Buenos Aires et de la nature immigrante de son peuple.
L’œuvre sera construite dans des dimensions contrapuntiques : simultanéité des diverses voix en forme de miroirs et travail sur les rythmiques originaires du tango à travers ses caractéristiques syncopées.
Le rapport avec le monde baroque revisité.
L’univers baroque et le tango déplacés de leurs univers habituels, la rencontre d’instruments qui n’ont probablement jamais joué ensemble, les entraînent vers une aventure magique et unique.
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Textes d’Eduardo Manet
Composition et chansons de Gerardo Jerez Le Cam
Conception, mise en scène et dramaturgie Camilla Saraceni
Chant Luna Monti
La fascination que Cuba opère chez les Argentins n’est pas étrangère à la musique et vient de très loin dans le temps.
Les influences communes, espagnoles et africaines, rapprochent nos racines culturelles.
Chez les Cubains, le rythme a conservé sa place essentielle, la population d’origine africaine a su préserver ses traditions « Yorubas » comme moteur indispensable des richesses sonores.
En 1830, les habitants noirs constituaient un tiers de la population de Buenos Aires. Puis, ils furent envoyés de force lutter aux guerres du Paraguay et du Brésil. Le terrible sort de l’esclavage et de la misère eut comme conséquence la disparition presque totale de cette partie de la population.
Néanmoins, les musiques des populations africaines ont une grande influence sur les styles musicaux argentins.
Candombé, milonga, tango, samba, malambo : ce sont des mots qui désignent des danses où les sons des tambours divers correspondent à des rituels d’ordre religieux ou magique.
C’est dans la communion de ces origines que la musique de notre spectacle va naître, mais aussi à travers les influences européennes, communes au peuple cubain et argentin.
Le quotidien des sonorités des deux peuples réuni dans les résonances et dans le silence qui suit comme une ombre…
Avec Luna Monti, les mots prennent l’envol de l’esprit latino-américain, du sentiment immédiat comme un feu qui illumine très vite les cœurs les plus distants…
Sa voix est l’expression des libertés, solitudes et nostalgies dans les immenses espaces de la pampa argentine.
Depuis des nombreuses années elle aborde et innove le folklore argentin dans des fiestas populaires ou dans des festivals de renom comme le célèbre « Cosquin ».
Elle aime s’inventer un univers proche et presque secret pour raconter l’âme des choses.
L’immense parcours de vie d’Eduardo Manet nous entoure comme un arbre à milles chemins : incertitudes, voyages, exils, amours, sagesse du temps…
On se lance dans une traversée littéraire et musicale où toutes nos influences et racines se côtoient.
Depuis le mystérieux monde du « Che » Guevara ( l’Argentin universel ) jusqu’à sa deuxième patrie, Paris, Eduardo Manet nous raconte son étonnement et son humour face à un monde qui l’entoure comme des miroirs ou bateaux ivres.
De ce trio naissent les mots et les sons qui dansent à travers des nouveaux horizons..
Un « Tango cubain » qui résonne dans un bistrot abandonné à Buenos Aires ou à La Habana…
Des tables, des chaises, le zinc et les fenêtres sont le reflet de nos souvenirs les plus précieux.
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composition pour un texte de G. Feydeau pour la mise en scène de Lisa Wurmser, Théâtre de la Véranda.
création automne 2009
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Une pièce mis en scène par Camilla Saraceni
